Ownership & self-empowerment : quand les collaborateurs deviennent vraiment acteurs de leurs sujets
Dans beaucoup d’entreprises en France – que ce soit à Paris, Roubaix, Lyon, Lille, Toulouse, Bordeaux ou Marseille, mais aussi au Canada et dans d’autres pays anglophones, on entend la même petite musique :
« Nos collaborateurs sont compétents, mais n’osent pas toujours prendre leur place, décider, porter leurs sujets. »
Face à la complexité, aux transformations permanentes et à la pression du quotidien, les organisations ont besoin de plus qu’une simple montée en compétences techniques. Elles ont besoin de collaborateurs “owners” : des personnes qui se sentent légitimes, responsables, capables d’influencer leur environnement et de défendre leurs idées.
C’est tout l’enjeu de l’ownership et du self-empowerment au travail.
C’est quoi, au juste, l’ownership au travail ?
L’ownership, ce n’est pas un mot à la mode de plus dans le vocabulaire RH.
C’est une posture très concrète :
- Je me considère responsable de mes sujets – pas simple exécutant.
- Je porte mes dossiers, mes projets, mes idées.
- J’ose prendre la parole, dire ce que je pense, proposer des solutions.
- Je défends mes positions tout en tenant compte des objectifs collectifs.
Le self-empowerment, c’est la partie intérieure du chemin :
la capacité de chacun à renforcer sa confiance, sa légitimité, sa capacité à agir. On ne peut pas décréter l’empowerment de l’extérieur ; il se construit aussi de l’intérieur.
De l’exécutant au “owner” : un changement de posture clé
Dans les organisations, beaucoup de collaborateurs ont été formés (et parfois conditionnés) à exécuter : on leur donne un objectif, ils appliquent.
Le pari de l’ownership et du self-empowerment, c’est de les accompagner à :
- passer de « je fais ce qu’on me demande » à « je suis owner de mes sujets »,
- clarifier leurs zones de responsabilité et d’influence,
- identifier les comportements concrets qui traduisent cette posture :
- prendre la parole en réunion,
- proposer une autre façon de faire,
- assumer un désaccord de manière constructive,
- défendre un projet face à des parties prenantes internes ou externes.
C’est un mouvement puissant, qui touche autant les équipes opérationnelles que les fonctions support ou les managers de proximité.
Tout commence par la confiance en soi et la légitimité
Impossible de parler d’empowerment sans parler confiance en soi.
Dans nos parcours, nous travaillons notamment :
- l’identification des forces et ressources de chaque personne,
- les croyances limitantes qui sabotent la prise de parole (« je ne suis pas légitime », « je ne suis pas assez expert », « ce que je dis n’a pas de valeur »…),
- le lien entre état interne – posture – comportements :
comment je me sens influe sur la manière dont je me tiens, dont je regarde les autres, dont je parle… donc sur l’impact que j’ai.
L’objectif : que chaque collaborateur puisse se dire :
« Oui, j’ai le droit d’être là, de prendre ma place et de porter mes sujets. »
Que l’on soit à Lille, Nanterre, Paris ou Marseille, cette question de légitimité revient partout.
Booster son impact : énergie, influence et engagement
Être “owner” de ses sujets, ce n’est pas seulement croire en soi ; c’est aussi transmettre quelque chose aux autres.
Un parcours d’ownership & self-empowerment travaille donc :
- les neurosciences de la motivation : qu’est-ce qui nourrit vraiment l’engagement, chez moi et chez les autres ?
- la gestion des émotions et de l’énergie :
- comment éviter de contaminer son équipe avec son stress,
- comment au contraire diffuser de la clarté, de l’envie, du “momentum”.
- les micro-gestes d’influence : posture, voix, regard, présence en réunion.
Ces éléments, très concrets, font la différence dans le quotidien : une réunion où personne n’ose rien dire, ou au contraire une réunion où les idées circulent, se challengent, se construisent.
Se faire entendre : communication d’impact, storytelling & pitch
L’ownership sans communication efficace, ça reste dans la tête.
Pour que les idées prennent corps, il faut apprendre à :
- structurer un message clé : ce que je veux vraiment faire passer,
- adapter son discours à ses interlocuteurs : manager, pair, équipe, client, partenaire…
- utiliser les bases du storytelling pour donner du sens :
- d’où vient mon sujet,
- quel problème il résout,
- ce que ça change concrètement pour les autres.
Un bon programme d’empowerment apprend aussi à pitcher : présenter une idée de manière courte, concrète et convaincante, en quelques minutes, en réunion, en comité de direction ou lors d’un point informel.
Oser dire : assertivité & gestion des objections
L’empowerment, ce n’est pas “parler plus fort”, c’est parler plus juste.
Les collaborateurs doivent pouvoir :
- dire les choses sans agressivité, ni passivité,
- poser un désaccord constructif,
- gérer les objections sans se renfermer.
On travaille donc l’assertivité : cette posture où l’on respecte l’autre et soi-même.
Quels résultats concrets pour l’entreprise ?
Quand on met sérieusement le sujet de l’ownership & du self-empowerment à l’agenda, les effets se voient vite :
Pour les collaborateurs :
- plus de confiance en soi et de sentiment de légitimité,
- davantage de prises de parole en réunion,
- plus de propositions et d’initiatives,
- une meilleure capacité à défendre leurs idées devant leurs pairs, leurs managers ou des parties prenantes externes.
Pour l’entreprise :
- des équipes plus proactives et responsables sur leurs dossiers,
- une meilleure qualité des décisions grâce à des échanges plus clairs et plus assumés,
- une dynamique de collaboration renforcée,
- des signaux concrets d’évolution culturelle vers plus d’ownership, observables dans les projets, les réunions, les interactions quotidiennes.
Et maintenant ?
Si vous êtes DRH, Responsable Formation, RRH, HRBP ou dirigeant et que vous sentez que vos équipes :
- ont du potentiel mais n’osent pas assez,
- subissent plus qu’elles n’agissent,
- ont besoin de gagner en confiance, en impact et en ownership…
alors travailler l’ownership & le self-empowerment n’est plus un “nice to have”.
C’est un levier stratégique de performance durable et d’engagement – à Paris, en région, comme à l’international.